4 mai 1949 : Le Grande Torino fauché en plein vol

4 mai 1949 : Le Grande Torino fauché en plein vol

Le Torino Football Club est étroitement lié aux heures les plus glorieuses mais aussi tragiques de l’histoire du football italien. La passion, la rage de vaincre et l’esprit de sacrifice étaient indissociables du maillot grenat, même si le destin du Toro a été mis à rude épreuve il y a 65 ans.

Le 4 mai 1949, la catastrophe aérienne du Superga a plongé toute l’Italie dans le deuil. A bord de l’avion, il y avait 18 joueurs d’un Torino alors au sommet de sa gloire. Entre 1943 et 1949 – le championnat a été suspendu lors de la saison 1943/44 en raison de la guerre -, le Toro avait remporté cinq titres consécutifs et était devenu la première équipe a réaliser en 1943 le doublé Coupe-championnat. A cette époque, le club était le principal fournisseur de la Squadra Azzurra, qui a aligné 10 joueurs grenats lors d’une victoire en match amical contre la Hongrie en 1947, un record jamais battu depuis.

Ce drame est intervenu alors que le Toro revenait de Lisbonne après avoir participé au jubilé de Jose Ferreira, du Benfica. En raison d’un épais brouillard et d’un problème d’altimètre, l’avion transportant 31 personnes s’est s’écrasé dans la partie postérieure de la Basilique de Superga. Tous les joueurs, deux dirigeants, les entraîneurs et trois journalistes ont trouvé la mort. Cette tragédie a sonné la fin du Grande Torino et a valu au club de conserver pour toujours une place particulière dans le cœur des Italiens. Mais elle a marqué également le début d’une longue traversée du désert : le Toro a mis 30 ans pour revenir au sommet.

Hommages
Le jour des funérailles, des centaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues pour exprimer leur tristesse et rendre hommage aux victimes. Parmi elles, l’emblématique capitaine Valentino Mazzola, Ezio Loik, Romeo Menti, Virgilio Maroso, Guglielmo Gabetto ou encore les frères Aldo et Dino Ballarin.

Le fils de Mazzola, Sandro, était âgé six ans quand son père a été emporté. Il est devenu lui même un grand joueur, remportant deux Coupes d’Europe avec l’Inter Milan, et a rappelé à quel point cette équipe était aimée à travers l’un des rares souvenirs de son père : “Quand nous marchions dans Turin, je ne comprenais pas pourquoi les gens l’arrêtaient tout le temps. Ça faisait un peu peur à l’enfant que j’étais et je m’accrochais à sa main pour me rassurer. Cette main rassurante est le souvenir le plus fort que j’ai de cette époque”.

Seulement trois joueurs de l’équipe ont survécu, pour la simple raison qu’ils n’étaient pas du voyage. Parmi eux, la future légende du FC Barcelone Laszlo Kubala, qui avait été invité à ce match à Lisbonne avant d’éventuellement signer u ncontrat – ce qu’il ne fera jamais – qui avait choisi de rester à la maison pour s’occuper de son fils malade, une décision qui lui a sauvé la vie.

Cette catastrophe a profondément marqué le club qui n’a jamais retrouvé les sommets d’antan. Mais au delà de la douleur, la cicatrice profonde rappelle aussi ces heures de gloire où le Torino était chéri par toute l’Italie.

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